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Je crois avoir fais le tour de tout ce qui me rongeais et j'ai fini par trouver. Tu vois, tout tourne autour de toi. Toi qui porte le nom de ce mal dont je subis la fièvre. Tu es mes étranges idéaux et mes hystéries funèbres. Toi qui constitue mes regrets, mes secrets, mon espérance, mon indifférence, mes silences, mes sentiments, mes tourments. Tu vois, j'croyais que je me foutais de toi, de nous, mais j'arrive à peine à en parler sans en pleurer. Oui, il y a des jours où je pleure pour toi, il y a des soirs où je regrette que tu ne sois pas comme moi. Tu vois, je suis trop fière pour te l'avouer et je pense que la fierté, pas besoin d'expliquer, tu connais. Alors oui, j'aurais pu te cracher ma haine à la gueule c'est vrai, mais au lieu de sa, j'utilise ce goût pour les mots pour te dire combien je t'aime et combien tu me détruis. Certaines personnes apprennent à vous construire, alors que d'autres ne font que de vous détruire. Le dilemme est de ne pas les confondre. En ce qui te concerne, les deux font la paire. Tu vois, tu avais beau me dire aussi que le temps étanche les souffrances, il ne les guérit jamais complètement. Vois comme le temps passe, pourtant rien ne s'efface. Alors je me remémore le passé, puisque mon présent se vit sans toi, mais on ne peut pas vivre de souvenirs. T'as fait parti de ce putain de passé, mais tu vois, t'es encore et toujours absent dans mon présent et je commence à m'dire que l'avenir c'est sans toi que je dois le construire. Alors je suis comme le spectateur de ma propre vie où tu ne remplis malheureusement plus ton rôle. Tu te rappelles ? Tu te rappelles de tes promesses ? Tu m'avais promis la clef des secrets de ton âme, ta vie, de tes rires à tes larmes. Tu m'avais promis tes bras pour porter mes angoisses. Tu m'avais promis tes yeux si je ne pouvais plus voir et tu m'avais promis d'être heureux même si tu n'avais plus d'espoir. Et moi j'y croyais comme une enfant, j'y croyais à ta peau, à tes bras qui me serrent. J'y croyais quand tu m'as dis jamais d'adieu, rien que des au revoirs. Et j'ai eu beau t'aimer, t'es partit quand même. Maintenant je ne sais plus dire je t'aime. Je devrais te remercier ? Te remercier d'être comme toi incapable de murmurer ce que le c½ur, lui, voudrait crier ? Non car tu vois, tu m'as donné le goût pour la fuite. Tu m'as appris que aimer c'est partir. Mais avec le temps, et l'expérience, ce nom que je donne à mes erreurs, j'ai compris que c'était aussi le synonyme de souffrir. A présent une main se tend devant moi. Ce n'est pas la tienne. Et je voudrais que tu comprennes, que tu te souviennes, que tu reviennes. Mais je crois qu'au fond, toi comme moi savons pourtant qu'il est déjà trop tard. Pour ma part, j'ai de nouveau de l'espoir.
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FiN.
iCi OU AiLLEUR, QU'iMPORTE.
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